Éditorial

 
(Suite)  ...« Où demeures-tu ? » demandent les disciples à Jésus, au début de l’Évangile : « Venez et vous verrez… Et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là. » (1, 38-39) Plus loin, nous lisons : « Demeurez en moi comme moi en vous. » (15,4) Et dans le même passage : « Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure dans son amour. » (15, 9-10) Jésus nous dira aussi dans le discours sur le pain de vie : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. » (6, 56-57)

            Qu’est-ce que la vie chrétienne : C'est de demeurer en Dieu pour que Dieu demeure en nous. Et que nous vivions par lui, et en lui.

            Cette habitation de Dieu en nous et de nous en Dieu, c’est bien la conviction de sainte Élisabeth de la Trinité. C’est le cœur de sa vie chrétienne et de son message qui n’est ni plus ni moins que le partage de son expérience spirituelle. Elle nous dit : « Que la vie est quelque chose de sérieux : chaque minute nous est donnée pour nous « enraciner» plus en Dieu, pour que la ressemblance avec notre divin Modèle soit plus frappante… Je vous laisse ma foi en la présence de Dieu, du Dieu tout amour habitant en nos âmes. Je vous le confie. C’est cette intimité avec lui  « au-dedans » qui a été le beau soleil irradiant ma vie, en faisant d’elle un ciel anticipé. »  Cette lettre 333, écrite à la fin du mois d’octobre 1906, alors qu’Elisabeth vit ses derniers jours sur cette terre, a un véritable accent de testament spirituel. En quelques mots, tout nous est dit de la vie chrétienne, de l’âme de toute vie de foi.

            Puissent saint Jean et sainte Elisabeth de la Trinité nous aider à vivre la foi, avant toute chose, comme une relation, une communion vivante au Christ et à Dieu son Père, qui fasse de nos vies une autre Béthanie (Lettre 145), la maison de Lazare, Marthe et Marie où Jésus aimait demeurer. (Luc 10, 38-40) Et où Marie savait si bien l’écouter. « Puisque Notre-Seigneur demeure en nos âmes, sa prière est à nous et je voudrais y communier sans cesse, me tenant comme un petit vase à la source, à la fontaine de vie, afin de pouvoir ensuite le communiquer aux âmes, en le laissant déborder ses flots de charité infinie. » (Lettre 191). Que ce soit cela notre vie de chrétien !


B.C.



Pèlerinage des servants de Saint-Michel

Pendant la semaine de l’octave de Pâques, une dizaine de servants d’autel de la paroisse saint Michel de Dijon est partie en pèlerinage en Italie, accompagné par le père Antoine Amigo.


Notre pèlerinage a commencé à Assise sur les traces de Saint François. Nous avons prié dans la chapelle où le Poverello a reçu sa vocation ; à sa suite, nous avons demandé au Seigneur de nous guider dans notre vocation, en nous montrant ce qu’Il attend de nous, et en nous donnant la grâce d’y répondre joyeusement !

Puis nous avons continué notre route vers Rome. Ce fût pour chacun d’entre nous, l’occasion de découvrir davantage l’Eglise universelle, depuis ses origines jusqu’à aujourd’hui. Les ruines du Forum nous ont dévoilé la grandeur de la civilisation romaine. A travers ces pierres qui racontent l’histoire, nous avons pu mesurer à quel point ce fût une époque de foisonnements et de bouleversements. Nous avons également été saisis par le contraste avec le christianisme : au milieu de tous ces changements civilisationnels, nous avons pu découvrir la stabilité et la continuité du christianisme au cours des siècles, avec comme centre, le tombeau de saint Pierre où nous avons redit notre foi...

L’audience avec le Saint Père a été un moment privilégié pour nous. Le successeur de Pierre nous a rappelé que notre foi voyait le jour au matin de Pâques, dans le tombeau de Jésus. Notre foi en effet naît avec la Résurrection du Christ. Ce temps place saint Pierre a été pour nous l’occasion de prier pour le diocèse, et tout particulièrement pour notre archevêque, successeur des Apôtres.

Puis nous avons continué notre pèlerinage sur les traces des premiers chrétiens, en visitant les catacombes de Sainte Priscille ; nous avons également eu la grâce d’y célébrer la Messe.

Enfin, nous sommes repartis, faisant une halte à Turin, où nous avons fait connaissance avec Saint Jean Bosco et Saint Dominique Savio. Nous avons prié dans la chapelle Pinardi, première chapelle construite par Don Bosco. Puis nous sommes repartis en direction de la Bourgogne, après avoir mangé une dernière pizza et une dernière glace !

Cette semaine a été pour chacun de nous une semaine pleine de grâce. Elle restera gravée dans nos cœurs et dans nos mémoires.


Mickaël Garreau