Les peintures

Une peinture de notre église pour méditer la Nativité du Seigneur
« L’Adoration des bergers »
Franz Anton Kraus
(1705-1752)

À l’église Saint-Michel deux tableaux célèbrent la Nativité : l'Adoration des Bergers accroché au transept nord et l'Adoration des mages situé dans la chapelle de la Vierge. Ce thème de la Nativité se développe par le cycle de l'Enfance du Christ avec la Présentation au temple qui avec la circoncision sont les deux obligations rituelles prescrites par la loi mosaïque et la Fuite en Égypte (transept nord), conséquence du massacre des Innocents et sorte de prémonition de la passion de Jésus menacé de mort par Hérode. Ces tableaux proviennent de la Chartreuse de Champmol, fondée en 1384 pour y établir les sépultures des ducs Valois, à l'image de l'abbaye de Saint-Denis pour les rois de France, et de l'abbaye de Cîteaux pour les ducs capétiens de Bourgogne.

Au Moyen-âge, les ducs firent de la Chartreuse un foyer artistique renommé, y attirant sculpteurs et peintres. Or aux 17e et 18e siècles, la Chartreuse participe au mouvement de rénovation et d'embellissement qui touche les monastères du royaume. Les Chartreux font appel au célèbre Franz Anton Kraus (1705-1752), né à Söflingen près d'Ulm en Allemagne, élève du vénitien Jean-Baptiste Piazzetta qui séjourne alors à Dijon de 1736 à 1740. Il peint un ensemble de sept toiles racontant la vie de la Vierge, protectrice des Chartreux ; aux quatre tableaux conservés dans l'église Saint-Michel s'ajoutent ceux exposés au Musée d'Art sacré représentant la Présentation de la Vierge, l'Annonciation et la Visitation.

Dans le silence et l'attente de la nuit les bergers ont bien sûr entendu l'annonce des anges et se précipitent contempler cet Enfant nouveau-né ; à droite un couple de bergers est accompagné d'un enfant agenouillé qui s'applique à croiser les mains pour mieux exprimer sa prière ; à gauche une autre enfant s'agrippe au bras de sa mère comme pour mieux voir. Et dans cette image résonne cette parole du Christ : «Laisser les petits enfants venir à moi» (Marc 10,14) tandis que de la crèche rayonne une douce lumière illustrant ainsi les propos de saint Jean (8,12) :

« Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie ».

Madeleine Blondel.
 
« L’Adoration des Mages »

 

Du même peintre que la peinture « l'Adoration des bergers » présentée pour la fête de Noël, notre église possède aussi une peinture de Franz Anton Kraus présentant « l’Adoration des Mages ».

Cette peinture est disposée dans la chapelle de la Vierge.

 

 

 
 
 

 

 

 

La Présentation de Jésus au Temple

 

Fêtée le 2 février, la FETE DE LA PRESENTATIONappelée souvent « chandeleur » rappelle que, 40 jours après sa naissance, Jésus fut « présenté » au temple de Jérusalem (Luc 2, 22-39). En effet, la tradition juive voulait que le premier garçon né dans une famille soit « présenté » au temple et consacré à Dieu.

Au Moyen Âge, on prit l’habitude de célébrer cette fête de la « Présentation » en organisant des processions où l’on portait des flambeaux ou des cierges qui étaient bénis ce jour là. D’où le nom de chandeleur : la fête des chandelles-en écho aux paroles de Syméon dans le temple, reconnaissant Jésus comme «lumière pour éclairer les nations ».

Et on sait qu’une agréable tradition, après avoir allumé les cierges, c’est de partager en famille les crêpes dorées comme la lumière…

Puisque le 2 février est un dimanche cette année, nous aurons l’occasion de célébrer cette fête de la Présentation qui nous permettra aussi de contempler cette peinture de Franz Kraus de notre église qui présente cette scène de Jésus présenté au temple.

Jésus est dans les bras du Vieillard Syméon qui, les yeux au ciel, présente à Dieu cet enfant. Au premier plan, les parents de Jésus semblent fiers de participer à cette présentation : Marie porte les deux colombes qui doivent être offertes selon le rite et Joseph porte le cierge allumé, rappel du rite liturgique de ce jour.